Le défenseur des droits, Dominique Baudis, est dédécé à l’âge de 66 ans. Il souffrait d’un cancer généralisé.

Dominique Baudis a débuté sa carrière comme journaliste au Liban en 1971. Correspondant de l’ORTF puis de TF1 au Proche-Orient, il couvre la guerre du Liban. De retour à Paris, il présente ensuite le journal télévisé de 1978 à 1980, puis celui de France 3 jusqu’en 1982.

Il renonce au journalisme pour la politique en se faisant élire en 1983 à la mairie de Toulouse, succédant à son père, Pierre Baudis, maire depuis 1971.  Il sera ensuite réélu en 1989 et 1995. Dominique Baudis fut également député de la Haute-Garonne de 1986 à 2002. Et député européen (élu en 1984 puis réélu en 1994 et 2009).

En 2001, il est nommé par le Président Jacques Chirac au Conseil supérieur de l'audiovisuel.

En 2007, il prend la direction de l’Institut du monde arabe avant de devenir défenseur des droits en 2011.

Nommé le 22 juin par le Président de la République pour six ans (non révocable), il sera le premier à exercer cette fonction, qui a absorbé les missions du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants, de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS).

Dominique BAUDIS était également le Secrétaire général de l'Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF). C'est avec beaucoup d'émotion que l'ensemble des membres de l'AOMF ont appris son départ prématuré.

Le Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Premier Vice-Président de l'AOMF, Marc BERTRAND, salue la mémoire de l'Homme d'Etat qu'était Dominique BAUDIS. Il adresse ses plus respectueuses et sincères condoléances à la famille et aux proches de Monsieur Baudis ainsi qu'à tous les collaborateurs du Défenseur des Droits.