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Renforcer la médiation en Afrique : une initiative portée par Nicolas Lagasse à la présidence de l’AOMF

Le 23 octobre 2026, à Dakar, Nicolas Lagasse, Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles et président de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF), a ouvert une rencontre de haut niveau consacrée à l’avenir des institutions de médiation en Afrique. À son initiative, un diagnostic a été réalisé avec le concours du Médiateur de la République du Sénégal et l’appui de l’AMP-UEMOA. L’objectif : identifier les fragilités de ces institutions et construire des réponses adaptées pour les soutenir.


©daviddannevoye

Une initiative du Président, une coopération entre réseaux

Engagée par Nicolas Lagasse dans le cadre de sa présidence de l’AOMF, cette démarche répond à une préoccupation : comment préserver et renforcer les institutions qui permettent aux citoyens de faire entendre leurs difficultés face à l’administration ?
Dès janvier 2026, le président de l’AOMF a confié à Demba Kandji, Médiateur de la République du Sénégal, une mission de diagnostic sur la situation des institutions de médiation en Afrique. Ce travail a bénéficié de l’expertise de l’Association des Médiateurs des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (AMP-UEMOA).

Présentés à Dakar, les résultats offrent une base commune pour orienter la coopération entre institutions et réseaux de médiateurs, au-delà des seuls membres de l’AOMF.

Des institutions utiles aux citoyens, mais parfois fragilisées

Le diagnostic souligne la contribution des médiateurs à l’accès aux droits, à l’amélioration des pratiques administratives et à la confiance entre les citoyens et les pouvoirs publics.
Il met aussi en évidence des situations contrastées. Certaines institutions disposent d’un cadre juridique solide et poursuivent leur développement. D’autres sont confrontées à des moyens insuffisants, à un manque de visibilité ou à des difficultés pour obtenir des réponses de l’administration. Plusieurs ont connu une suspension, une suppression ou une transformation de leur organisation.

Pour Nicolas Lagasse, la protection de ces institutions relève directement de la défense de l’État de droit. Dans son discours d’ouverture, il a comparé le médiateur à un contrefort de la démocratie, à l’image des arcs-boutants des cathédrales gothiques : « Un contrefort ne s’oppose pas à la cathédrale ; il lui permet de s’élever. »
Cette fonction suppose une indépendance effective, des équipes formées, des moyens suffisants et une continuité qui dépasse les mandats et les alternances politiques.


©daviddannevoye

Du diagnostic à une solidarité concrète

La rencontre de Dakar ouvre une nouvelle étape. Le diagnostic doit désormais être complété, actualisé et servir à définir des actions avec les institutions concernées, selon leurs besoins et leur contexte.
Plusieurs pistes se dessinent : échanges de pratiques, expertise juridique, accompagnement des réformes, missions de pairs ou démarches conjointes auprès des autorités. La coopération avec les autres réseaux de médiateurs et la société civile doit permettre de conjuguer les compétences et les moyens.

En clôture, Nicolas Lagasse a rappelé la vocation de l’AOMF : soutenir ses membres et traduire la solidarité entre institutions en actions concrètes, au bénéfice des citoyens et de l’État de droit.

À travers cette initiative, le Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles entend donner à sa présidence de l’AOMF une traduction concrète : renforcer la coopération pour qu’aucune institution de médiation ne reste seule face aux difficultés.

La presse sénégalaise en parle aussi :


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